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Annexe D  La notion de tension

Il va être présenté ici la définition moderne de la tension et comment on peut de nos jours se la représenter aussi simplement que possible. La notion de potentiel va aussi être dégagée. Pour être le plus simple que possible, une analogie gravitationnelle va être utilisée.

D.1  Analogie gravitationnelle

Supposons une masse m qui tombe d'une hauteur hi à une hauteur hf (hi>hf). Le travail du poids lors de cette chute d'une hauteur h se calcule alors de la manière suivante :
A = F· d=mg· h=mg·(hi-hf)
  = mg· hi-mg· hf=Ei-Ef

On remarque que le travail se décompose en deux termes (mg· hi et mg· hf) qui ne dépendent chacun que d'une position donné dans l'espace. Ainsi, le travail ne dépend que des positions initiales et finales du mouvement (et par ailleurs aussi évidemment de la masse m et de l'accélération terrestre g). De plus, il correspond à une différence de deux termes. On peut donc associer chacun de ces deux termes à une grandeur localisée dans l'espace. On appelle cette grandeur énergie potentielle gravifique et on la note E. Ainsi, le travail correspond à une différence d'énergie potentielle gravifique. On peut dire qu'en tout point la masse à potentiellement en elle de l'énergie. Quand elle tombe, elle perd une partie de cette énergie qui se convertit en énergie cinétique (énergie de mouvement). Celle-ci correspond simplement à la différence d'énergie potentielle de la masse qui passe de la hauteur initiale à la hauteur finale.

On a dit que l'énergie potentielle dépend de la masse. On peut en faire abstraction en calculant le travail par unité de masse :
A
m
=
F· d
m
=
mg· h
m
=g·(hi-hf)
  = g· hi-g· hf=Vi-Vf=U

On ne parle plus alors d'une différence d'énergie potentielle, mais d'une différence de potentiel V. Il s'agit tout simplement d'une énergie potentielle par unité de masse. De plus, on peut définir une nouvelle grandeur U qui est précisément le travail par unité de masse, mais que l'on pourrait appeler aussi, pour des raisons que nous verrons plus tard, tension gravifique.

Pour interpréter respectivement les notions de potentiel et de tension d'une manière simple, on peut faire une analogie avec respectivement l'altitude et la différence d'altitude.

D.2  Tension et potentiel électrique

De manière parfaitement analogue à la situation gravitationnelle précédente, on suppose une charge q qui se déplace dans le sens du champ électrique d'une position hi à une position hf (voir figure D.1).


Figure D.1 : Énergie potentielle et potentiel électrique


On suppose q positif. Il s'exerce alors une force électrique F=q· E sur q. Le travail de cette force pour un déplacement d'une distance h se calcule alors de la manière suivante :
A = F· d=qE· h=qE·(hi-hf)
  = qE· hi-qE· hf=Eipot-Efpot

où il ne faut pas confondre le champ électrique E avec l'énergie potentielle électrique Epot. Ainsi, on pose par définition de l'énergie potentielle électrique :


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Epot=qE· h


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Cette énergie dépend, comme on le voit, de la charge q. On peut en faire abstraction en calculant le travail par unité de charge :
A
q
=
F· d
q
=
qE· h
q
=E·(hi-hf)
  = E· hi-E· hf=Vi-Vf=U

On définit alors le potentiel électrique par :


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V=E· h


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et la tension électrique U comme une différence de potentiel électrique :


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U=Vi-Vf


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L'analogie utilisée précédemment est alors encore valable : on dit que la tension est la différence d'altitude qui va permettre au courant d'eau de s'écouler.

Relevons finalement que l'unité de la tension : le volt, correspond à celle du potentiel et représente un travail par unité de charge :
[U]=
[A]
[q]
=
J
C
=
Joule
Coulomb

Ainsi, on peut aussi écrire :


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A=q· U


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