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Annexe F  Vitesse des électrons dans un fil conducteur

Un calcul simple montre que la vitesse des électrons dans un fil de cuivre de 1 mm2 parcouru par un courant de 10 A est de l'ordre de 0,6 mm/s.

Comment se fait-il alors, penserez-vous, que l'on puisse téléphoner à grande distance sans observer de retard apparent dans la réponse de notre correspondant ? En fait, dans un fil conducteur, il y a trois vitesses. La vitesse d'agitation thermique des électrons qui est très grande (de l'ordre de 120'000 m/s ou 342'000 km/h pour une température de 27°C), mais totalement désordonnée : les électrons s'agitent dans tout les sens et en moyenne la vitesse est nulle. La vitesse du courant d'électrons qui est très faible comme on vient de le voir. Et enfin la vitesse du signal propagé par le courant électrique et qui est celle de la vitesse lumière (c'est-à-dire environ 300'000'000 m/s). Pour le comprendre, on peut faire l'analogie suivante (figure F.1) :


Figure F.1 : Vitesses de propagation


On pousse le piston 1 très lentement. Presque immédiatement le piston 2 se met en mouvement. Le signal (de poussée) est donc très rapide, mais les molécules d'eau vont, elles, très lentement.

Remarquons que la grande vitesse du signal transmis par l'eau est due à la quasi incompressibilité de l'eau. De même parle-t-on, à la fois par analogie et par extension mathématique du concept, d'une incompressibilité de l'électricité expliquant la vitesse de propagation du signal électrique. Mais attention, cette analogie est limitée au courant de conduction (le courant électrique dans un conducteur). Elle n'est plus valable pour des courants de déplacement des électrons dans des isolants. Cela reste donc une analogie pour ne pas parler de la véritable raison de la propagation du signal qui se situe au niveau du champ électrique. On montre en effet que c'est le champ électrique qui déplace à la vitesse lumière le signal.


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