Omeka en français

Un problème récurent avec la galerie de documents Omeka, c’est qu’à chaque mise-à-jour on revient à l’anglais. De plus, au niveau du tableau de bord, on ne peut directement gérer les langues de l’interface.

Ce petit billet est donc là pour rappeler qu’il faut simplement agir sur le fichier de configuration d’Omeka, qui se trouve être le fichier omeka/application/config/config.ini, pour en changer la locale :

locale.name = « fr »

tous simplement.

Raspberrypi : un cadre de photos

À l’aide de l’écran (tactile) officiel de raspberrypi, il est très simple de réaliser un petit cadre photo dont les images affichées résident sur un serveur distant. L’article dont je me suis inspiré est http://www.framboise314.fr/un-cadre-photo-avec-le-raspberry-pi/

Les paquets nécessaires sont :

apt-get install cifs-utils qiv pqiv

pqiv est semble-t-il une réécriture de qiv en python, dispose d’une interface graphique minimale et est en GPLv3 ; sxiv dispose aussi d’une interface graphique, semble être écrit en C, mais est en GPLv2. Pour ce projet sur raspberry, visiblement pqiv aurait été le meilleur choix. Je vais donc présenter les codes pour qiv et pqiv.

Pour le montage, je ne détaillerai pas plus qu’en précisant la commande :

sudo mount -t cifs -o username=... //serveur/photos/cadre /home/pi/cadre/

Pour le lancement du diaporama on a des options et le chemin du répertoire où sont montées les images :

qiv -f -R -S -n -s -r -d 10 -l -u -t -i -m /home/pi/cadre/

Les options choisies ici sont :

  • plein écran (–fullscreen -f),
  • lecture seule (–readonly -R),
  • mélange (-shuffle -S),
  • désactivation du filtre par extension (comme jpg, png, …) (–no_filter -n),
  • démarrage automatique de la présentation (-slide -s),
  • aléatoire (–random -r),
  • temporisé à 10 secondes (–delay -d),
  • rotation automatique (– autorotate -l),
  • sous-répertoires compris (–recursivedir -u),
  • mise à l’échelle de l’écran (si trop grand) (–scale_down -t),
  • sans barre d’état (–no_statusbar -i) et
  • mise à l’échelle de l’écran (si trop petit) (–maxpect -m).

Relevez que la barre d’état ne permet pas de changer de diapositives et n’affiche que des renseignements sur l’image.

Pour pqiv, les options sont les suivantes :

pqiv -f -s --shuffle -d 10 -F -t -i /home/pi/cadre/

avec les options :

  • plein écran (–fullscreen -f),
  • démarrage automatique de la présentation (–slideshow -s),
  • mélange aléatoire des images (–shuffle),
  • temporisé à 10 secondes (–slideshow-interval=n -d),
  • transitions douces (–fade -F),
  • mise à l’échelle (–scale-images-up -t),
  • sans barre d’état (–hide-info-box -i).

Il faut relever qu’avec pqiv les images présentés paraissent plus lumineuses et qu’en mode fenêtre, il est possible de rendre la bordure transparente (composite nécessaire !), ce qui devrait permettre d’afficher des images sur le fond d’écran à l’instar de conky. Par contre, malgré un raspberry ou l’économiseur d’écran est désactivée (avec la méthode précisée ici), avec pqiv l’écran devient noir au bout d’un certain temps, ce qui ne se produit pas avec qiv. Le problème peut être corrigé en installant le paquet xscreensaver, en lançant le démon éponyme et en le désactivant par son interface graphique.

D’autre options intéressantes sont présentes avec pqiv, comme une relecture automatique du répertoire permettant de prendre automatiquement en compte de nouvelles images. Mais je n’ai pas testé !

Raspberrypi : désactivation de la mise en veille de l’écran

Je reprends ici l’excellent post suivant :

http://framboisepi.fr/desactiver-la-veille-decran/

et le réécris pour mémoire.

Normalement le paquet

x11-xserver-utils

devrait être installé sur votre raspberry (stretch). Pour savoir si c’est le cas :

apt search x11-xserver-utils

Si ce n’est pas le cas, installez-le. Si c’est le cas, il faut ensuite modifier le fichier :

/etc/xdg/lxsession/LXDE/autostart

en retirant la ligne :

@xscreensaver -no-splash

et en ajoutant :

@xset s off
@xset -dpms
@xset s noblank

Finalement, il faut redémarrer le raspberry.

Pour terminer, voici la référence à une discussion technique très intéressante sur la désactivation de la mise-en-veille par écran noir qui peut dans certains cas se produire malgré la réalisation des opérations ci-dessus :

https://www.raspberrypi.org/forums/viewtopic.php?f=66&t=18200

Raspbian : mise-à-jour jessie vers stretch

La mise-à-jour de rasbian sans réinstallation de tout le système est possible de jessie vers stretch.

Avant toute chose :

  1. faites une mise-à-jour de jessie soit en ligne de commande avec :
    apt-get update suivi de apt-get upgrade

    soit à partir de synaptic avec « Recharger », « Tout mettre à niveau » et « Appliquer ».

  2. faite une copie de votre carte SD avec SD Card Copier du menu Accessoires.

Puis, il est nécessaire de remplacer toutes les occurences de jessie par stretch dans les deux fichiers /etc/apt/sources.list et /etc/apt/sources.list.d/raspi.list. Pour cela, vous pouvez soit utiliser un éditeur de texte comme vi, soit le faire directement via synaptic via les « Dépôts » du menu « Configuration » où en changeant toutes les occurences de jessie en stretch vous agirez sur les deux fichiers « sources.list » et « raspi.list » simultanément.

Réalisez ensuite le rafraîchissement de la liste des paquets vers stretch par :

apt-get update

et effectuez la mise-à-jour avec :

apt-get -y dist-upgrade

(sous Debian, un simple upgrade après update réaliserait une mise-à-jour partielle moins risquée si on a peu de mémoire ou des paquets problèmatiques. Cela permet de gérer manuellement les problèmes avant une mise-à-jour complète avec dist-upgrade ; qu’en est-il sous raspbian, je n ‘ai pas testé !)

Référence : https://www.framboise314.fr/raspbian-stretch-pour-le-raspberry-pi-est-disponible/

Remarque : chez moi, la connexion distante en rdp ne fonctionne plus après mis-à-jour. Ce jour je n’ai pas trouvé de solution. Le reste est parfaitement fonctionnel.

F2FS sous Raspberrypi

Pour rappel, F2FS est un système de fichier qui préserve les cartes SD en variant les opérations d’écritures sur de multiples blocs. Il a été développé par Samsung et est beaucoup utilisé pour les mémoires des téléphones.

L’objectif de ce petit texte n’est pas de convaincre de l’utilité de F2FS, mais de présenter comment l’utiliser avec Raspberrypi.

Cependant, il faut savoir que F2FS ne prend pas en charge le redimensionnement des partition. Par ailleurs, l’outil de sauvegarde SDCard copier de raspbian ne fonctionne pas avec ce système de fichier, ce qui est une vraie limitation, tant celui-ci est utile.

L’idée est ici d’effectuer les opérations sur la carte contenant le système du Raspberry, mais sans qu’il soit en fonctionnement. Il faut donc soit retirer la carte du Raspberry et la monter sur un autre ordinateur, soit faire une copie du système sur une autre carte montée sur un adaptateur USB à l’aide de « SD Card Copier » du menu « Accessoires » (pour cela il est nécessaire de reformater entièrement la nouvelle carte en Fat32 si ce n’est pas déjà fait) et modifier le système de fichier de cette carte.

Par ailleurs, seule la partition root (à l’exception des partitions SETTINGS et boot) sera reformatée.

Deux possibilités s’offrent à nous :

  1. en ligne de commande :
    Préalablement, le logiciel de gestion des fichiers F2FS est à installer en root par :

    apt-get install f2fs-tools

    Comme le formatage effacera toutes les données sur la partition modifiée, il est nécessaire d’en effectuer la copie. Pour cela, on crée un répertoire d’accueil par :

    mkdir ~/backup_root

    puis, en root, on effectue la copie par :

    cp -v -a /lien_vers_la_partition_root_montée ~/backup_root

    Outre la verbosité (-v), on crée une archive (-a) qui conservera exactement le contenu de la partition. Cela peut être long.
    Puis, on utilise l’utilitaire de formatage mkfs.f2fs après avoir déterminé le nom de la partition, ici /dev/sdb2, par exemple, en root avec :

    fdisk -l

    et après avoir préalablement démonté la partition en root :

    umount /dev/sdb2

    La création du système de fichier F2FS se fait évidemment encore en root par :

    mkfs.f2fs /dev/sdb2

    On remonte ensuite en root la partition :

    mount -t f2fs /dev/sdb2 /lien_vers_la_partition_root_monté

    et on y remet en root le contenu précédemment sauvegardé :

    cp -v -a ~/backup_root /lien_vers_la_partition_root_monté

    Enfin, il faut modifier deux fichiers pour que le système prenne en compte le nouveau type de système de fichiers. Il s’agit de /etc/fstab sur la partition root et de /boot/cmdline.txt (ceux de la carte modifiée évidemment !). Dans fstab, il faut changer Ext4 par f2fs à la ligne contenant mmcblk0p2, de même qu’à la ligne contenant rootfstype= dans le fichier cmdline.txt. Cela est réalisable avec un éditeur de texte comme vi, par exemple.

  2. en mode graphique :
    Je ne décrirai pas la création du répertoire de sauvegarde, la copie de fichiers et la modification des fichiers textes en mode graphique. Pour le formatage, l’utilitaire nécessaire est gparted. Après la sauvegarde de son contenu, il permettra de trouver la partition, la démonter, la formater en f2fs pour autant que le paquet f2fs-utils soit installé, et la remonter. Restera à en recopier le contenu et à modifier les fichiers texte.

Voilà. Si le formatage vous reporte une erreur disant que la partition ne peut être inférieure à une certaine taille, vérifiez que vous tentez de formater la bonne partition, soit /root 🙂

Enfin, signalons qu’une fois toutes les opérations effectuées, gparted indiquera un problème au niveau de la partition en f2fs par un petit triangle d’attention et cela malgré l’installation du paquet f2fs-tools. Cela est probablement du au fait que le système de fichier ou f2fs ne prend pas en charge l’agrandissement, la réduction, la vérification, l’étiquetage et l’UUID de la partition, comme indiqué dans le menu « Affichage » sous « Prise en charge des systèmes de fichiers ». Évidemment, ne pas pouvoir redimensionner la partition est une mauvaise chose. Mais ce n’était pas nécessaire pour moi.

Bon courage.

Imprimante HP Photosmart C4580 sous Debian

Cette imprimante est pleinement fonctionnelle sous linux (testé sous Debian, Triskel et Raspberrypi). Cependant, sa configuration peut être quelque peu complexe. En voici la procédure pour l’utiliser en réseau, car elle ne pose pas de problèmes avec une connexion filaire USB.

Le problème essentiel est d’effectuer la configuration du Wifi pour lui permettre de recevoir une adresse IP du serveur DHCP. Si le wifi est crypté, la connexion de l’imprimante ne peut se faire directement via le petit panneau d’administration qui se trouve sur la machine. On peut cependant avoir un état de la connexion en utilisant ce panneau. Il faut activer le wifi à l’aide du bouton wireless qui se trouve au-dessus du petit écran. Puis choisir « Paramètres de configuration du réseau » et « Imprimer la page de configuration du réseau ». Si celle-ci donne pour URL du serveur web intégré l’adresse http://0.0.0.0, c’est que la connexion au point d’accès ne s’est pas faite. Pour choisir le point d’accès, lui transmettre la clé de cryptage, y connecter l’imprimante et lui attribuer une adresse IP, une connexion filaire USB est nécessaire.

Il faut donc brancher l’imprimante à l’ordinateur via un câble USB. Puis, utiliser l’utilitaire HPLIP, dont la version graphique installable sous linux est hplip-gui. Sous les trois systèmes d’exploitation mentionnés ci-dessus on installe par :

apt-get install hplip-gui

Puis on lance l’utilitaire « HP device manager » qui apparaît sous la forme d’un petit rond HP dans la barre des tâches. Dans le menu « Device », il faut choisir « Setup device ». S’ouvre alors une fenêtre « Device discovery » qui permet de choisir « Wireless/802.11 (requires a temporary USB connection and is only available for selected devices), puis presser sur Next et suivre les étapes de configuration où les identifiants du réseau wifi seront demandés. Il est possible que le mot de passe root soit demandé ou qu’il soit nécessaire de mettre l’utilisateur dans le groupe d’administration de l’imprimante (c’est ce qu’il a fallu faire sous raspberrypi) par :

sudo adduser pi lpadmin

ou régler les paramètres du firewall avec « gufw », par exemple, en le désactivant et réactivant pendant la procédure de test du scanner avec sane. Je ne décrirai pas ici l’installation de sane, mais un problème de firewall a été résolu ainsi lors du test de scan avec gimp (lançant sane).

Quand la configuration de l’imprimante est enregistrée, celle-ci devrait apparaître dans le panneau latéral gauche du « Device manager ». Si ce n’est pas le cas, il faut la rechercher sur le réseau dans le « Device manager », en lançant le « Device Discovery » du menu « Device » et choisissant cette fois « Network/Ethernet/Wireless network (direct connection or JetDirect) ». Il devrait alors être possible de la sélectionner et la faire apparaître dans le panneau latéral.

Ensuite, en cliquant dessus vous avez accès à l’impression et au scanner qui est sur l’imprimante. Relevez que le pilote d’impression est ici « HP Photosmart c4500 Series hpijs, 3.14.6 » sous Debian 8 (actuellement old stable). Il semblerait que cela soit ce pilote qui permet au scanner de fonctionner et que le pilote CUPS ne le permette pas. Mais je n’ai pas testé.

Quoi qu’il en soit, cette imprimante est chez moi parfaitement fonctionnelle sous linux.