Raspberrypi : installation d’Apache

Apache est un serveur web libre de très grande qualité.

Votre raspberrypi peut constituer un véritable serveur web. Même si vous n’allez pas l’utiliser en tant que tel, c’est-à-dire sans écran, sans interface graphique dispendieuse en ram, uniquement en ligne de commande à travers un canal crypté ssh, nous allons ici faire comme si c’était le cas en réalisant toute l’installation en ligne de commande dans un terminal.

Remarquez qu'il serait aisé de démarrer le raspberrypi sans interface graphique.
Pour cela, il faut aller dans le menu des applications, sous "Préférences"
et sélectionner "Configuration du Raspberry Pi".
Dans la fenêtre qui s'ouvre, sous l'onglet "Système" au "Boot",
il faut sélectionner "Vers la console" et redémarrer.
Vous verrez ainsi après le redémarrage une invite de console ($),
mais aucune interface graphique n'apparaîtra plus.
Pour revenir à l'état initial, il faudra vous connecter sous l'utilisateur pi,
en tapant à l'invite "pi" et en donnant éventuellement votre mot de passe.
Puis, à l'invite taper "startx", ce qui lancera l'environnement graphique
vous permettant au "Boot" de l'onglet "Système" de revenir à "Vers le bureau"
pour pouvoir au redémarrage lancer automatiquement l'interface graphique.
Venons-en à Apache et PHP.

Non seulement nous allons installer Apache, mais aussi PHP. En effet, par la suite nous allons utiliser un CMS (système de management de contenu) nécessitant PHP.

L’installation ne peut être plus simple dans la console :

sudo apt-get install apache2 php5

Répondez O (Oui) à la demande d’autorisation d’installation. Si tout s’est bien passé, « php -v » et « apache2 -v » vous donnerons la version de chacun de ces logiciels.

Normalement apache fonctionne dès à présent. Pour le vérifier, ouvrez votre navigateur et entrez « localhost ». Si vous voyez alors la page « Apache2 Debian Default Page », c’est qu’Apache fonctionne. Une autre manière de voir si c’est bien le cas est de saisir :

sudo service apache2 status

dans la console où il vous sera répondu s’il fonctionne. Sinon tentez :

sudo service apache start

et votre serveur web devrait se mettre à fonctionner. Si ce n’est toujours pas le cas, désinstallez et réinstallez-le.

Reste le répertoire public_html.

Pour pouvoir servir des fichiers html, Apache utilise un certain nombre de répertoires qu’il considère comme dépositaire de ces fichiers. Nous allons lui permettre d’utiliser un répertoire particulier pour chaque compte disponible sur le raspberrypi. Ce répertoire porte toujours le nom particulier « public_html » et se trouve à la racine de l’utilisateur concerné.

Toujours dans la console, créons-le en se plaçant tout d’abord dans le répertoire pi :

cd /home/pi/

puis à l’aide de la commande mkdir (make directory) :

mkdir public_html

Vous pouvez vérifier sa création à l’aide de la commande ls (listing) qui devrait vous retourner son existence.

Enfin, il faut activer la disponibilité de ce répertoire :

sudo a2enmod userdir

en rendant disponible (enable) le module (mod) adéquat userdir et Apache doit être redémarré :

sudo service apache2 restart
Tests finaux

Voici venu le moment de voir si tout cela fonctionne bien.

À l’intérieur du répertoire public_html, copiez (cp) le répertoire du site sur lequel vous travaillez et qui contient un fichier index.html et les répertoires images, css et js. Dans mon cas, cela donne :

cp ~/Documents/Prof/OCinfo/2e/site_ecureuil ~/public_html/les_ecureuils/

le caractère tilde remplaçant le nom du dossier utilisateur en cours. Adaptez le premier lien à votre cas particulier.

C’est fini.

Rendez-vous dans votre navigateur et demandez la page :

localhost/~pi/les_ecureuils/

qui se trouve sur votre raspberrypi (localhost), dans le répertoire utilisateur pi (~pi) et dans le répertoire « les_ecureuils ».

Remaquez que :

  • Apache sait qu’il doit afficher le fichier index.html, car c’est un fichier recherché par défaut. Mais en précisant le fichier en fin de l’url, vous pourriez demander une autre page html. Il est néanmoins déconseillé de ne pas nommer le fichier racine autrement que par « index.html ».
  • vous pouvez accéder à votre site depuis un autre ordinateur de votre réseau privé (intranet) en remplaçant sur celui-ci localhost par l’adresse ip de votre raspberrypi obtenue par la commande :
sudo ifconfig

qui vous retournera cette adresse ip sous la forme d’une suite de nombre sous eth0 telle que : 192.168.0.49, par exemple.

Voilà. Pour toute question ou remarque, n’hésitez pas à utiliser les commentaires liés à ce petit tuto.

Raspberrypi : configuration du bureau avec obconf

Objectif : ajouter Openbox Configuration Manager, une interface graphique pour configurer votre bureau. Notamment, vous pouvez par son intermédiaire augmenter le nombre de bureaux, ce qui est très pratique.

Préalable : installation

À l’aide de synaptic

Pour commencer, il faut s’assurer que « obconf » a été installé. Lancez Synaptic et recherchez « obconf ». Si il est installé, il n’y a rien à faire de ce côté. Si il ne l’est pas, installez-le. Chaque fois que vous installez un logiciel, rafraîchissez la liste des paquets avec le bouton « Recharger » en haut à gauche. Puis sélectionnez le paquet, cliquez sur « Tout mettre à niveau » pour demander les mises-à-jour et finalement cliquez sur « Appliquer » et validez.

En ligne de commande

Une autre manière de réaliser cette opération est de passer par la console. Lancez donc LXTerminal en cliquant sur le bouton de console en haut à gauche. Puis lancez le rafraîchissement de la liste des paquets par :

sudo apt-get update

« sudo » vous permet d’effectuer des opération comme administrateur. Votre mot de passe peut vous être demandé si vous en avez spécifié un. « apt-get » est la commande permettant de gérer les logiciels de la distribution. « update » va réaliser la mise à jour.

Ensuite profitez-en pour mettre à jour votre système par :

sudo apt-get upgrade

Une fois cela fait tentez d’installer « obconf » par :

sudo apt-get install obconf

Soit il s’installera, soit il vous sera répondu qu’obconf est déjà la version la plus récente

Dans le menu

Une fois la mise à jour réalisée, le logiciel est fonctionnel. Vous pouvez le lancer en ligne de commande dans le terminal par :

obconf

Relevez qu’il est alors attaché au terminal, c’est-à-dire que si vous fermez le terminal, il se fermera aussi. C’est normal.

Pour pouvoir en disposer dans le menu, il faut ajouter le fichier joint au wiki « obconf.desktop » dans le répertoire :

/home/pi/.local/share/applications

ou dans :

/usr/share/applications

pour une configuration multi-utilisateur et relancer les menus en ligne de commande par :

lxpanelctl restart

Raspberrypi : écran pitft et problème de démarrage X

Pitft d’Adafruit est un magnifique petit écran touchscreen.

Son installation est très bien détaillée dans la documentation.

Mais un problème post installation peut survenir. Sa description est simple : vous choisissez dans le menu de configuration de raspberrypi de démarrer sous pi et en mode graphique, raspberry démarre et vous donne accès à un écran de connexion au lieu de se connecter directement. De plus, en entrant l’utilisateur pi et le bon mot de passe, il revient sans cesse sur l’écran de connexion.

La solution qui a fonctionné pour moi est de supprimer les fichiers cachés de l’utilisateurs pi : .Xauth… Il y en a plusieurs et leur suppression se fait par :

rm .Xauth*

Ainsi, ils seront tous supprimés et recrées correctement par le serveur graphique et normalement au redémarrage la connexion automatique sous pi devrait se faire.

Libre@Toi, une vraie radio

Avec Libre@Toi, vous trouverez une formidable radio, conséquente puis qu’elle a pour thème les logiciels libres, mais lie leur problématique à celles des agricultures respectueuses, des revendications syndicales, des énergies renouvelables, …

C’est un vrai bonheur de voir à travers les sujets portés par cette radio tout ce que chacun individuellement ou en groupe tente de réaliser face à un monde économique et politique qui visiblement à peu de respects pour tout ce qui ne vient pas de lui.

À écouter impérativement en direct sur le site ou comme webradio via le flux :

http://vdl.stream-lat.org:8000/voixdulat_ogg

Connexion à un serveur de mails Exchange depuis linux

Les services administratifs de votre entreprise ont décidé de ne plus autoriser l’envoi de mails depuis votre compte à leur adresse à l’aide du protocole smtp, pour différentes raisons. Depuis chez vous, malgré un cryptage et une authentification, cela ne passe plus. Le message d’erreur est le suivant :

An SPF-enabled mail server rejected a message

La norme SPF (Sender Policy Framework) est une norme qui permet la vérification du nom de domaine de l’expéditeur. Votre entreprise l’a activée et les adresses ip autre que celles qu’elle a déclaré être valides ne peuvent plus envoyer de mails. On vous informe alors que seule une connexion au serveur de mail Microsoft Exchange de votre entreprise peut permettre de le faire. Il faut donc trouver comment vous y connecter.

Le logiciel Davmail va vous permettre de le faire.

Récupérez le logiciel correspondant à votre distribution et installez-le (pour debian, il s’agit de davmail_4.7.1-2416-1_all.deb (5.1 MB) et l’installation peut se faire avec gdebi).

Le fonctionnement de Davmail est simple à comprendre. Davmail va créer une passerelle entre exchange et votre ordinateur. Davmail va se connecter à Exchange, transmettre à votre maileur les mails entrant et prendre en charge ceux qui sortent pour les remettre à Exchange.

Lancez Davmail et rendez-vous dans sa configuration. Une seule chose est nécessaire : connaître l’url OWA d’Exchange. Sur le site de Davmail différentes méthodes sont proposées pour déterminer cette url si vous ne la connaissez pas, pour autant qu’elle soit communément formée. Si vous ne parvenez pas à la trouver par vous même, demandez-la à votre entreprise et indiquez-la dans le champ correspondant. Enregistrez et c’est tout du côté de Davmail.

Du côté de votre maileur maintenant, commencez par créer une nouvelle boîte aux lettres. Puis configurez-la en POP3 avec votre adresse email, en choisissant « localhost » comme serveur de réception et comme serveur d’envoi (smtp). Demandez l’authentification autant au niveau de la réception que de l’envoi et renseignez votre nom d’utilisateur et votre mot de passe. Enfin, configurez les ports smtp à 1025 et POP3 à 1110. Enregistrez. C’est fini.

Ou presque car il s’agit encore de lancer Davmail à chaque démarrage ou à chaque connection d’un utilisateur. Or, la méthode pour ce faire est différente non seulement en fonction des différents systèmes d’exploitation, mais aussi en fonction des différentes distributions de linux par exemple. Au lecteur donc de trouver comment faire en fonction de ses choix.

Pour debian, sous lxde, il faut simplement se rendre dans le dossier personnel caché :

.config/autostart

et tirer l’icône de Davmail du menu vers ce répertoire. Puis fermer la session et se reconnecter. Ainsi à chaque connection, Davmail sera lancé.

LXDE lanceur d’application

Comment ajouter un lanceur d’application dans la barre de lancement d’application de LXDE.

Méthode graphique très simple

Cliquez avec le bouton droit dans la zone où se trouvent vos lanceurs d’application (pas sur le menu contenant les applications). Choisissez « Paramètres de « Barre de lancement d’applications » ». Enfin, choisissez dans « Applications installées » celle que vous voulez voir figurer dans le lanceur d’application et ajoutez-la au lanceur.

Méthode textuelle plus générale

Il peut arriver que l’application désirée ne figure pas dans les applications installées. Si c’est le cas, on peut procéder autrement.

Dans les fichiers cachés de votre compte personnel se trouve un fichier « panel » à l’adresse :

.config/lxpanel/LXDE/panels/panel

Ouvrez ce fichier avec un simple éditeur de texte. Recherchez le plugin launchbar :

Plugin {
type=launchbar
Config {
Button {
id=pcmanfm.desktop
}
Button {
id=lxde-x-www-browser.desktop
}
Button {
id=menu://applications/System/terminator.desktop
}
Button {
id=chromium.desktop
}
Button {
id=claws-mail.desktop
}
}
}

et ajoutez-y votre application sous la forme :

Button {
id=chromium.desktop
}

Pour savoir quel est le nom exact de votre application, recherchez-la dans le répertoire :

/usr/share/applications

et n’oubliez pas le .desktop.

Enfin, rafraichissez votre barre des tâches en exécutant dans une console (sans le $) :

$ lxpanelctl restart

Votre application apparaîtra alors superbement.