La fin de l’éducation ? Commencements …

Un livre extraordinaire. Au cours d’une carrière d’enseignants, on comprend petit à petit que l’éducation apprend essentiellement à … être éduqué. Des sentiments confus, des étonnements, une conscience progressivement plus claire de ce que l’éducation en-classe les élèves dans les préjugés des enseignants, les rend dépendant des maîtres, ne les autonomises pas, appraîssent avec l’expérience de l’enseignement. Ce livre en expose les raisons si clairement qu’on a l’impression qu’il met des mots sur ces sentiments.

« De nos jours, dans le monde entier, l’éducation tend vers chaque fois plus de contrôle : d’avantage de tests, d’examens et de certifications. Il semble que, de plus en plus souvent, ce soient même l’évaluation et la certification qui déterminent l’enseignement. »

Ce n’est pas normal. L’éducation par la contrainte n’apprend rien, elle éduque. Apprendre c’est tout autre chose. C’est vivre.

L’arbre de nuit

Une fantastique aventure maritime, historique, intellectuelle, géographique, … Ce passionnant roman aux frontières de la réalité nous fait vivre le XVIIe siècle, de Dieppe à Goa en Inde, par Mozambique. Astronomie, médecine, histoire des religions, c’est un époustouflant panorama du monde à ce moment là, de ses connaissances, de ses incertitudes et de ses passions. Exceptionnel.

Liberté égalité gratuité

Expérience incroyable de la gratuité des bus du Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Avec une augmentation fulgurante de plus de 100% de la fréquentation, cette expérience montre très clairement que faire payer les bus en limite fortement l’accès. Mais cette expérience va plus loin, elle remet an question, sans utopie, jusqu’à la notion de salariat. Avec les logiciels libres et gratuits, elle est la démonstration en actes qu’un autre monde est possible. A lire absolument.

Le Tamagoschi de madame Yen

Ouvrage très particulier, troublant et vraiment séduisant. Le propos est de nous interroger sur les robots et à travers eux sur nous-même. Sommes-nous vraiment très différents d’eux ?

A y réfléchir de plus près avec l’auteur, on peut se poser sérieusement la question. Ce livre plaira certainement à ceux qui ont apprécié le film Irobot dont le propos est semblable.

Il fait aussi réfléchir sur la présence des machines actuellement parmi nous. Le tamagoschi en est une, mais le robot aspirateur qui se comporte comme un chat en est une autre, très troublante.

Haro sur la compétition

Un bon livre qui met en avant les méfaits de la compétition. La compétition détruit beaucoup plus de gens qu’elle n’en valorise et l’idée que les perdants doivent se considérer comme des gagnants en puissance et que, pour autant qu’il travaillent, ils finiront par gagner, est tout simplemen tfausse. La compétition ne valorise personne. Elle exige très souvent d’immenses sacrifices et trop souvent des comportements malsains.

Le propos du livre est intéressant, mais il ne va pas assez loin, notamment dans le domaine de l’école où les notes, outils de compétition, sont présentées comme un mal nécessaire, alors qu’on sait qu’elles abaissent le niveau de tous, bons élèves compris.

De la misère humaine en milieu publicitaire

Un grand petit livre. « Comment le monde se meurt de notre mode de vie », un sous titre qui le résume très bien. L’analyse est très claire et bien fondée. Il n’est pas excessif, mais sans concession. A l’heure où les vidéos de publicité tournent en boucle dans les transports dits publiques, cette analyse montre comment tous les acteurs de l’économie, des entreprises à l’État, prévoient le soutient à la croissance par l’esclavage intellectuel des plus pauvres dans une consommation insensée. Forte critique de la croissance, il dépasse la publicité pour en montrer à la fois l’importance et la nuisance dans le dépérissement de notre monde.