Gemini

J’ai trop longtemps négligé l’importance du texte. Jeune j’ai été passionné de littérature. La science m’en a alors détourné. Paul Feyerabend m’ayant rappelé qu’elle était elle-même langage et Noam Shomsky ayant confirmé qu’il en était de même pour l’informatique, mes pratiques ont lentement dérivées vers le texte par la programmation, des cours de physiques en LaTeX et le un nouveau plaisir d’écrire en opposition radicale avec la période désagréable des vidéos-conférences. Tout alors m’a éloigné du monde des images à tel point que j’ai abandonné la télévision. Ce changement ne fut pas radical, car des années auparavant, j’avais déjà abandonné la voiture pour le vélo et je savais que le ralentissement de ses déplacements pouvait être très bénéfique. J’ai alors compris que le filtrage des informations par le texte pouvait l’être tout autant.

La découvert du groupe « rawtext.club » a donc été pour moi une véritable révélation. Toutes les valeurs des membres de ce groupe me correspondaient et comme ils proposaient de mettre de l’information sur le tout jeune Gemini, un autre web focalisé sur le texte, je me suis lancé dans l’aventure.

Le protocole

Gemini est un protocole, à l’instar d’http. Il s’agit d’accorder deux ordinateurs pour qu’il se comprennent et puissent se transmettre de l’information. Ainsi, quand vous utilisez « Hyper Text Transfer Protocol », soit http, vous utilisez un « un protocole de communication client-serveur développé pour le World Wide Web » (Wikipedia). Quand vous utilisez « Gemini », soit gemini, vous utilisez « un protocole de communication client-serveur. C’est un protocole de la couche application qui utilise le protocole TCP comme couche de transport. Il permet notamment d’accéder à des documents texte simples de type hypertexte. Les échanges entre le client et le serveur sont sécurisés à l’aide du protocole TLS. Le protocole est mis au point de manière collaborative mais n’est pas un standard internet » (Wikipedia).

« Les ressources Gemini sont identifiées au moyen d’URL dont le schéma est gemini://. Il est à noter que contrairement au protocole HTTPS qui possède un équivalent non chiffré (HTTP), le protocole Gemini ne définit volontairement pas d’équivalent non-chiffré.

La syntaxe des pages gemini, appelée Gemtext, est inspirée de celle de Markdown. »

Navigation

Pour visiter des sites gemini, on pourrait croire qu’il suffit de taper gemini:// dans la barre d’un navigateur. Mais le protocole n’étant pas standard, cela n’est pas possible aujourd’hui. Il faut un navigateur spécifique pour cela. Plusieurs solutions existent. Personnellement j’utilise « Amfora », un navigateur Gemini en mode ligne de commande. Une liste de clients gemini vous permettra de faire votre choix et de les installer. Outre Amphora, écrit en go, AV-98 écrit en python sont à tester. Sur la figure suivante, vous pouvez voir les deux navigateurs, Amfora à gauche, coloré sur fond noir et à droite dans une console transparente, AV-98 qui se superpose dans un style plus classique. Pour les navigateurs en mode graphique, Lagrange semble un bon choix.

Rawtext.club

Comme dit plus haut, ce groupe est plus qu’un hébergeur Gemini. Je vous conseille donc de vous y intéresser de plus près si vous aimez le texte et la philosophie des mouvement « LOW ».

À l’url :
gemini://rawtext.club
vous trouverez une description de ce « Slow social network », comme il se décrit lui-même.

À l’url :
gemini://rawtext.club/~guyotv
vous trouverez mon site gemini. Tout progressivement, celui-ci va prendre de l’importance et j’espère à terme pouvoir migrer entièrement vers celui-ci.

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