Latex et les images

Pour un schéma réalisé avec Inkscape comprenant des transparences et dégradés à destination de latex, en passant du format svg à eps, on perd beaucoup : les transparences sont noires et les dégradés ont disparus. La solution : svg, tiff, eps. C’est une solution boiteuse, mais satisfaisante.

La gestion des images par latex est une chose complexe (Voir “The latex graphics compagnon” de M. Goossens, S. Rahtz et F. Mittelbach). Ce n’est pas mon propos d’en discuter de manière approfondie ici. Cependant, avant de réaliser de complexes schémas dans un texte produit par latex et s’exposer à quelque désagréables surprises, il faut savoir que latex accepte deux types d’images :

  1. les images en postscript encapsulé (.eps) ou éventuellement en postscript tout court (.ps) et
  2. les images bitmap telles que .tif, .jpeg, png, …
    Pas de problèmes donc, peut-on penser.

Sauf que c’est l’un ou l’autre de ces deux types. Mais pas les deux simultanément. En fait tout se passe à la compilation :

  1. en effectuant une compilation du code latex vers DVI, seules peuvent être utilisées les images à base de postscript (.eps ou .ps) ;
  2. par contre, avec PDFlatex, seules des images bitmap peuvent être utilisées.
    Le problème vient alors de la transparence que permet un logigiel comme Inkscape, par exemple, en enregistrant au format .svg. Car le postscript (qu’il soit encapsulé ou pas) ne gère pas la transparence, ni les dégradés complexes. En exportant donc simplement de svg en eps, on perd la transparence et certains dégradés (sur des chemins par exemple). Or, si, parce que le postscript permet un redimentionnement sans perte de qualité ou pour utiliser des outils de manipulation d’images postscript (pstricks), on a choisi de passer par une compilation en dvi avec éventuellement un passage par postscript (dvi2ps), l’interprétation des graphiques pourra être catastrophique.

La solution tient en un passage de svg en tiff, par exemple, puis un retour de tiff en eps. Cela paraît absurde, car de svg en tiff, on perd tout ce qui fait l’avantage du vectoriel (redimentionnement) et de tiff en eps, on ne regagne rien, Mais, on peut ainsi récupérer une image faite avec de la transparence de manière satisfaisante. Évidemment, il ne faut alors pas la redimentionner, surtout si elle contient du texte.

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