Réservations

« Réservez à l’avance et profitez … ». Belle maxime.

Inscrivons-nous donc à un cours de plongeon. Payons rubis sur l’ongle chacun des semestres de ce cours, pendant plusieurs années. Même si à certains moments la fréquentation du cours devient quasi nulle, perséverons. Motivons même d’autres personnes pour nous rejoindre et progressons assez pour donner par l’exemple envie à d’autres de pratiquer ce beau sport.

Sauf qu’un jour un problème survient. Oh, pas grand chose, une petite chute à ski. Plus par prudence que suite à des douleurs, le médecin nous dit qu’il ne faudrait plus forcer sur le genou pendant quelques mois. Évidemment, le plongeon c’est pas bon dans ce genre de situation.

Comme on arrive à la fin du premier semestre de la saison, avertissons le service des sports responsable des cours que nous allons prendre une pause nécessaire (selon l’avis du médecin) au second semestre, pour reprendre ensuite.

Et là s’arrête la belle aventure.

On comprend parfaitement, mais nous ne pourrons vous donner la préférence pour votre reinscription.

Traduction : le système de réservation automatique permet aux inscrits du second semestre de se réinscrire avant d’éventuelles nouvelles inscriptions pour l’année suivante.

Étant donnée la demande du moment pour le second semestre, le cours se retrouve plein. Et sans préférence d’inscription, impossible de trouver de la place pour le premier semestre de l’année suivante.

Résultat : éjection du cours … suite à un accident. Comme dans le sport, une blessure ne pardonne pas, autant le faire bien comprendre aux cours de sport eux-mêmes.

Évidemment pour les responsables (le service des sports de la ville de Neuchâtel en Suisse), il ne s’agit pas d’exclusion. Aucune raisons n’est donnée, mais on peut comprendre leur problème : le système ne l’avait pas prévu. Il faudrait intégrer le cas et malheureusement, cela coûterait quelque chose en terme de programmation. Le reconnaitre et s’excuser, pensez-vous … Les managers du service des sports sont de la génération qui a appris à vanter l’entreprise aveuglément et ils sont aussi intraitable que leur système informatique.

Relevons enfin que le sport perd non seulement un sportif, mais aussi un potentiel remplaçant de l’entraineur à qui il a parfois été demandé de faire les cours quand les responsables ne trouvaient pas de remplaçant.

Problème d’informatique semble-t-il donc finalement. Au début oui, finalement non, car certainement qu’un traitement humain aurait pu dénouer la situation. Mais parfois, l’état d’esprit de certains humains côtoie celui des machines.