Logiciels libres

Ma liberté s’arrête là où celle des autres commence.

Plus généralement que les logiciels libres tous les mouvements liés au savoir libre montrent que

ma liberté commence avec celle des autres

Il est intéressant de noter qu’autoriser l’accès au code source d’un programme a été une idée révolutionnaire il y a encore très peu de temps, que montrer aux autres ce qu’on fait ne vas pas encore de soit. La raison ? L’autre qui restreint ma liberté de le faire ?
La réponse des tenant du libre : sois assuré que ta liberté sera préservée. Nous on exerce notre liberté en te permettant d’accéder à notre savoir pratiquement sans conditions.
Radical et lumineux, il s’agit d’une libre décision qui renverse les priorités. D’abord ta liberté, comme ensuite la mienne. Et tout le monde y gagne.
Révolutionnaire.

Réparation

Réparer, re-parer, être à nouveau paré pour continuer à fonctionner. Ce n’est jamais revenir à l’état antérieur.
Pour une machine, changer une pièce qui lui permet de retrouver sa fonction ne signifie pas la remettre en l’état précédent puisque introduire une nouvelle pièce la fragilise de l’incertitude amenée par son histoire. Elle est peut-être plus fragile que la précédente. Mais surtout changer signifie jeter l’ancienne. Faire un déchet.
Pour un logiciel, réparer, debuger, enlever le bug, à l’évidence ne signifie pas revenir en arrière, au contraire. C’est évoluer vers mieux semble-t-il. Mais est-ce vraiment le cas ? Car réparer, re-parer, c’est aussi, plus souvent que pour la machine, redonner du lustre, aller plus loin que la réparation, mettre à jour, augmenter les fonctionnalités. Cela dans le temps et la version.
Pour une personne, le temps s’impose. La matière, vivante, aussi. Temps et matière vivante effacent la version et empêchent aussi le retour à l’original, la réparation véritable. On ne répare jamais totalement une fracture, on garde toujours la trace d’une humiliation.
Autant en informatique que dans l’enseignement, on ne répare rien. On évolue. Une sauvegarde limite les dégâts, un redoublement en fait.